Keynes, reviens !
Pari allemand de relance par l’investissement : la vraie solution réside dans un strict retour aux idées de J.M. Keynes.
Surprise, le chancelier Merz vient de se rallier à l’interventionnisme étatique. Le gouvernement conservateur allemand vient en effet d’adopter un plan de relance à 46 milliards d’euros. A travers trois dispositifs d’encouragement à l’investissement, celui-ci consiste à baisser la charge fiscale des entreprises dans l’espoir qu’elles convertissent ces économies en nouvelles lignes de production ou en recherche et développement. Faut-il que nos amis d’outre-Rhin soient aux abois pour accepter la possibilité d’un déséquilibre budgétaire et d’une augmentation de leur dette !
Ce gros coup de pouce reprend un instrument appelé multiplicateur fiscal. Comme le multiplicateur budgétaire, il s’appuie sur le constat qu’une stimulation du revenu des agents économiques, entraine une augmentation « plus que proportionnelle » du produit national. L’ennui c’est que les conditions pour que cela se produise dépendent du comportement des entreprises, qui peuvent préférer faire des investissements financiers, augmenter les dividendes ou les hauts salaires que réaliser des investissements productifs. C’est alors un coup d’épée dans l’eau.
En réalité ces techniques néokeynésiennes qui ont nourri le social-libéralisme, ont conduit la France dans l’impasse financière actuelle. La vraie réponse repose sur un retour au multiplicateur d’investissement, le seul envisagé par Keynes, qui prévoit, non des cadeaux fiscaux aux effets aléatoires, mais des programmes d’équipement ciblés amplifiant la demande anticipée des entreprises. C’est ce mécanisme qui, dans un cadre européen concerté, est à la base de notre modèle eurokeynésien.
Crédit Photo Getty Images
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