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Dominique CHARNASSÉ
23 janvier 2026
La convoitise des Etats-Unis pour s'approprier le Groenland :

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La convoitise des Etats-Unis pour s'approprier le Groenland :

Une violation inacceptable de la souveraineté du Danemark et une atteinte à l’intégrité du l’UE sans l’aval des Groenlandais

Depuis plusieurs années, les E-U, membre fondateur de l’OTAN, multiplient les initiatives visant à renforcer leur influence, voire purement et simplement s’approprier le Groenland. Située entre l’Atlantique Nord et l’Arctique, l’île la plus vaste au monde, avec une superficie de 2,1 millions de km2, constitue un immense territoire, quatre fois la France métropolitaine, peuplée de 57 000 habitants dont 88% descendent directement des Inuits, recouverte à 85% de glace, et dont 90% des exportations reposent sur la pêche. A première vue, le Groenland ne semble pas particulièrement attractif ; or, depuis son retour au pouvoir en janvier 2025, Donald Trump a fait part à plusieurs reprises de son obsession d’annexer ce territoire comme l’on prépare une importante transaction immobilière « Nous avons besoin du Groenland du point de vue de la sécurité nationale, et le Danemark ne sera pas en mesure de s’en occuper » selon sa déclaration du 6 janvier 2026. Il est vrai que ce territoire se réchauffe deux fois plus vite que le reste de la planète, permettant d’entrevoir l’ouverture de nouvelles routes commerciales maritimes inaccessibles jusqu’à présent, véritable aubaine pour les Américains, les Russes qui font de l’Arctique une zone de priorité navale et les Chinois avec la route de la soie polaire. Il recèle des terres rares dont des métaux comme le lithium servent à la fabrication des batteries des portables et des voitures électriques, ainsi que d’importantes réserves de pétrole et de gaz prouvées.

Depuis 1979, cette ancienne colonie danoise forme une « communauté autonome constitutive du Royaume du Danemark », un statut qui lui confère des compétences propres en matière de police, de justice, de fiscalité, de développement économique incluant les richesses du sol, d’éducation et d’être soumis aux décisions de la Cour Suprême du Danemark, Copenhague conservant des pouvoirs régaliens : politique étrangère et défense.

La plus grande île au monde figure parmi les 13 pays et territoires d’Outre-mer (PTOM), au même titre que Saint-Pierre - et - Miquelon ou Wallis-et-Futuna, liés juridiquement à un Etat membre mais non partie intégrante du territoire de l’UE (suite à un référendum, il ne constitue plus stricto sensu depuis 1985 un territoire européen) : bien que le droit européen ne s’y applique pas, les Groenlandais, titulaires du passeport européen, sont éligibles à l’instrument européen pour le voisinage le développement et la coopération internationale (plus de la moitié du budget du territoire provient des fonds danois et européens), et les produits importés dans l’UE ne sont soumis à aucun droit de douane, ni à aucune restriction quantitative.

Le droit international ne s’oppose nullement au rachat d’un territoire, avec comme seule limite les dispositions du droit interne à chaque Etat, cependant ce type de transaction, en vogue au XIX ème siècle, est devenu de nos jours rarissime. S’agissant du Groenland, un changement de souveraineté requerrait une modification de la Constitution danoise de 1953 relevant de la compétence du Parlement monocaméral, le « Folketing », et surtout le consentement des Groenlandais eux - mêmes. Du côté américain, l’opération supposerait un financement validé par le Congrès, avec l’approbation d’une majorité des 2/3 du Sénat difficile à atteindre. En outre, l’UE devrait également approuver cet accord. Une telle proposition n’est pas une démarche inédite, mais s’inscrit dans une série de tentatives en 1867, 1910, 1947 et 2019. Les E-U ont recouru à ce mode opératoire, tout particulièrement pour agrandir leur espace national : outre les rachats de territoires étendus au Mexique profitant de la faiblesse de ce pays au XIX ème siècle, il n’est pas inutile de rappeler le rachat à la France de la Louisiane en 1803 (2,1 millions de km2 allant du Golfe du Mexique jusqu’au Canada actuel), la Floride à l’Espagne en 1819, l’Alaska à la Russie en 1867, et ironie du sort, les Iles Vierges au Royaume du Danemark en 1917, et dont les habitants ont la nationalité américaine, le dollar comme monnaie, l’archipel figurant sur la liste noire des paradis fiscaux de l’UE et de l’OCDE.

Si elle peut paraître farfelue à l’entendement, l’option militaire n’a pas été écartée par le 47 ème Président des E-U, dans le contexte de l’opération illégale qui a conduit à l’enlèvement du Président vénézuélien Nicolas Maduro. Compte tenu de la présence militaire américaine sur l’île (base spatiale de Pituffik, ancienne base aérienne de Thulé), une invasion s’avèrerait simple à mettre en œuvre, sans réelle force armée pour la contrer. Ce serait alors la première fois qu’un Etat membre de l’OTAN envahirait le territoire d’un autre de ses membres : un tel évènement entraînerait la fin probable de l’Alliance et de l’ordre international érigé à la fin de la seconde guerre mondiale. Tout recours à la force par les E-U correspondrait à transformer l’OTAN en Pacte de Varsovie (alliance militaire de l’Europe de l’Est et de l’URSS de 1955 à 1991) soumis à l’époque à la « doctrine Brejnev » dite de souveraineté limitée qui permettait à l’armée rouge d’intervenir dans tous les pays « frères » coupables de vouloir s’émanciper de l’ordre moscovite.

Dans ce contexte, l’Engagement réaffirme sa volonté de faire sortir la France du commandement militaire intégré de l’OTAN.

L’Engagement condamne toute forme d’atteinte non seulement du territoire autonome du Groenland (dont la population est opposée à toute ingérence étrangère assimilée à une forme de néocolonialisme), mais aussi du Danemark figurant pourtant parmi les plus fidèles alliés des Etats-Unis, et de l’UE.

L’Engagement dénonce fermement toutes les pratiques visant à annexer économiquement, financièrement ou militairement le Groenland et appelle l’UE à réagir à la hauteur de l’enjeu.

L’Engagement met en garde contre tout marchandage que les E-U voudraient imposer à l’Europe : « Groenland contre l’Ukraine » par le biais de la question des garanties de sécurité américaines indispensables pour accompagner un cessez-le-feu. Il faut maintenir coûte que coûte le découplage de ces deux dossiers.

L’administration Trump pourrait aussi envisager un traité d’association, sur le modèle de ceux signés avec la Micronésie, les Iles Marshall ou les Palaos, qui offrirait en échange d’une protection militaire des avantages commerciaux surtout pour le pays le plus fort. Cette stratégie de traité léonin serait facilitée par une indépendance proclamée du Groenland, plusieurs sondages allant dans ce sens.

Face à cette gamme de stratégies inacceptables, il est urgent que l’UE adopte une posture ferme et unie, combinant quatre leviers :

  1. Une diplomatie en appui à celle des Etats membres : l’UE doit rappeler, en s’appuyant sur la force du droit international, que le Groenland relève de la compétence danoise et européenne, dans le respect de la volonté des Groenlandais. Une coordination politique renforcée avec le Danemark, ainsi qu’avec les autres partenaires arctiques (Canada, …), est indispensable pour contrer les velléités hégémoniques américaines. Il s’agit de défendre une approche multilatérale, respectueuse de la souveraineté de chaque pays, en opposition avec toute logique de domination impériale ;
  2. Un faisceau de pressions économiques à la hauteur des moyens dont dispose l’Europe : l’Europe doit cesser de pratiquer un déni de ses éléments de puissance pour faire entendre sa voix et orienter l’action internationale en bannissant la loi du plus fort. L’UE peut envoyer des signaux forts : toute tentative de prise de possession du Groenland aurait de lourdes conséquences politiques, économiques et financières, tels les droits de douane ou les restrictions d’accès à certains marchés afin de dissuader Washington de persévérer dans cette stratégie dangereuse pour son initiateur et contreproductive pour tous ses acteurs. Lors du Conseil européen extraordinaire du 22 janvier, la France a ainsi annoncé de demander l’activation de l’instrument anti-coercition de l’UE en cas d’application des surtaxes douanières. Ce puissant outil, jamais mis en œuvre, qui requiert la majorité qualifiée des Etats membres, permet tout particulièrement le gel de l’accès aux marchés publics et le blocage de certains investissements. L’Engagement soutien le recours à cet instrument commercial et demande parallèlement à l’UE de réactiver les mesures de représailles qui avaient été prévues pour un certain nombre de marchandises américaines sensibles (appareils aéronautiques, bourbon, automobiles, soja, …), et suspendues à l’été 2025 ;
  3. Une action consulaire ferme et proportionnée concernant d’une part les interdictions de territoire unilatérales prises par les autorités états-uniennes à l’encontre de responsables et acteurs européens, parmi lesquels Thierry Breton, d’autre part les pressions politiques et financières à l’encontre des six juges, dont le Français Nicolas Guillou, et trois procureurs de la Cour pénale internationale (CPI). Toute tentative de pression, de sanction ou d’intimidation visant des juges internationaux est inacceptable et porte une grave atteinte à l’indépendance de la justice et à l’ordre juridique international. L’accès à espace Schengen doit pouvoir être refusé à tout ressortissant américain - ou à tout autre Etat tiers - engagé dans des stratégies de déstabilisation politique des Nations européennes ;
  4. Une riposte militaire mesurée et ciblée. Les Etats membres de l’UE, au premier rang desquels figure le Danemark, pourraient invoquer l’article 42 & 7 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) ou « clause de défense mutuelle ». Selon cette clause, « en cas d’agression armée sur le territoire d’un Etat membre, les autres Etats membres lui doivent aide et assistance par tous les moyens en leur pouvoir ».

L’envoi récent de troupes originaires de huit pays européens (15 chasseurs alpins pour la France), certes en nombre symbolique, mais prépositionnés dans des endroits stratégiques a dissuadé à ce stade les E-U d’envisager une intervention militaire au Groenland. Une augmentation de ces effectifs dans une base militaire permanente sur place permettrait de réduire ce risque. Pour l’heure, ce signal de fermeté a conduit le Président Trump à menacer ces pays de droits de douane supplémentaires de 15% dès le 1erfévrier, voire jusqu’à 25% au 1er juin, tant que le Groenland ne serait pas vendu aux E-U.

L’Engagement condamne l’instrumentalisation des droits de douane qui sape les relations transatlantiques, déjà mises à mal par l’accord - cadre douanier inégal de Turnberry du 27/07/2025 dont le Parlement européen vient fort heureusement de suspendre la ratification.

Un appel à la crédibilité de l’UE et de la France

Celle-ci se joue dans sa capacité, à protéger ses populations, ses territoires, ses alliés et in fine leurs valeurs. L’Engagement demande aux institutions européennes d’agir urgemment, aiguillonnés par les Etats membres, d’une part en élaborant des stratégies non seulement défensives, mais également offensives, et d’autre part en mobilisant tous les outils dont nous disposons. Il en va de la souveraineté continentale et de la capacité à peser mondialement, à défaut l’Europe ne serait plus respectée.

La passivité et la politique de l’autruche ne sont plus des options tenables. L’heure est à l’action et au courage politique afin de garantir au Groenland de rester un espace de paix, de coopération, de prise en compte des enjeux écologiques et de respect du droit international, et non un simple pion dans le jeu des Empires qui assoient leurs sphères d’influence, un Empire n’ayant, par définition, jamais de frontière arrêtée.

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