Face à la violence, le devoir de civisme et d’unité
Le lynchage du jeune Quentin à Lyon nous frappe de stupeur et d’effroi. Quelles que soient les convictions de chacun, rien ne saurait justifier qu’un débat politique se règle par la violence, encore moins par le crime. En ces heures sombres, c’est toute la société qui doit se rassembler pour condamner fermement cet acte odieux et réaffirmer son attachement aux valeurs de respect, de dialogue et de paix civile.
La politique, par essence, est le lieu où s’expriment les divergences d’opinions, les visions opposées de la société. Mais elle ne peut en aucun cas devenir le théâtre de règlements de comptes ou de violences physiques. La parole doit rester l’arme exclusive de la démocratie, et le débat, aussi vif soit-il, ne doit jamais franchir la ligne rouge de l’agressivité verbale ou physique. Chaque citoyen, chaque responsable politique, chaque acteur de la vie publique a le devoir de rappeler cette exigence : le respect de l’autre, même adversaire, est la condition sine qua non de notre vivre-ensemble.
Pourtant, force est de constater que notre pays traverse une période de tensions accrues, où les mots s’aigrissent, où les postures se radicalisent, et où la colère, parfois légitime, se transforme en rejet de l’autre. Cette spirale est dangereuse. Elle mine le lien social, affaiblit l’autorité de l’État, et détourne l’attention des vrais défis qui nous attendent : le déclassement social, la précarisation croissante, les fractures territoriales, et la perte de repères qui en découle.
Face à ces enjeux, il est urgent de revenir aux fondamentaux. Le civisme, d’abord : le respect des règles communes, la reconnaissance de l’autorité républicaine, et la volonté de construire ensemble, malgré nos différences. L’éducation, ensuite : celle qui transmet non seulement des savoirs, mais aussi les valeurs de tolérance et d’empathie. L’autorité, enfin : celle de l’État, qui doit garantir l’ordre public et protéger chaque citoyen, celle des enseignants qui ont besoin de discipline pour œuvrer dans de bonnes conditions et aussi celle des figures institutionnelles, morales et politiques, qui doivent montrer l’exemple par leur parole et leurs actes.
Le combat contre le déclassement et la précarisation ne se gagnera pas dans la division, mais dans l’unité. Il ne s’agit pas de nier les désaccords, mais de les dépasser pour agir concrètement : rapatrier de la production industrielle, relancer l’ascenseur social, redonner du sens au travail, réhabiliter ces fondamentaux et restaurer la confiance dans l’avenir. C’est à ce prix que nous pourrons conjurer les peurs et les colères qui, aujourd’hui, menacent notre cohésion nationale.
En ces temps troublés, faisons le choix de la sérénité. Refusons la logique de l’affrontement. Retrouvons le chemin du dialogue, de l’écoute, et de l’action collective. C’est le seul moyen de rendre hommage à ceux qui, hier encore, croyaient en la force des idées, et non en celle de la violence.
Crédit photo France Info
Consultation citoyenne
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